July 15, 2012

deeper

catherine @ 8:27 pm

Il la lui versa dans l’oreille, cette idée

de lui sur le dessus, ralentissant le temps
pour la pénêtrer, la convaincant
que tout allait rester entre eux,
avec son dos à lui à l’air
et ses fesses à elle sur le matelas,
leurs mouvements enveloppés par
l’odeur d’amour et d’assouplissant.

Elle le voulait derrière elle, une position
de confiance, repoussant les soupçons
de ce qu’il pourrait faire derrière son dos
et avec quelle facilité il pourrait cacher
à qui d’autre il pouvait penser.

Mais il ne voulait pas regarder au-delà de son épaule,

il voulait habiter son regard,
bougeant ses hanches lentement
dans le sens
des aiguilles d’une montre,

pour faire tomber en ruines
l’expression froide, comme de la pierre, de ce visage.
Elle s’était donnée cette contenance

depuis le premier jour qu’ils s’étaient rencontrés,
après qu’un amant ait refusé de rester à l’intérieur d’elle
et qu’un autre ait été si indécis, qu’elle avait été forcée
de surmonter le problème et de dominer.

Mais plus jamais.

Et elle pleura parce qu’il avait fait tout
ce qu’il avait dit qu’il lui ferait
mais quand il eut fini, il resta.

Traduction du poème « Deeper » de Quentin Huff.

Filed under: poetry, poésie
July 8, 2012

nostalgie

catherine @ 6:32 pm

Untitled

« Et ce qu’il a pris pour une douleur n’est que la nostalgie d’un cœur lavé de la peur, nostalgie des espaces déserts où la liberté a élu domicile et qu’il n’a pas su aimer aussi longtemps que la peur l’habita. »

Vassili Golovanov, L’éloge des voyages insensés

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