February 7, 2009

attachez-nous, tant qu’à y être

Comme d’habitude, je suis en retard pour le party puisque je n’ai appris la nouvelle qu’hier : la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) oblige, depuis juillet 2008, les fabricants de fauteuils roulants motorisés à limiter la vitesse des « véhicules » à 10 km/h. Sans doute le fait que je n’utilise plus de fauteuil roulant motorisé depuis quelques années maintenant, sans compter que mon ignorance des actualités locales est légendaire, y est pour quelque chose. Mais bon, maintenant que je le sais, je dois dénoncer haut et fort cette mesure scandaleuse.

Déjà qu’on qualifie un fauteuil roulant de « véhicule » pose problème. Un moyen de locomotion, certes, mais pas du tout dans la même veine que des autos, motos, vélos, etc. Certains compareront un fauteuil roulant à des jambes ce qui se rapproche un peu plus de la réalité mais encore là, je trouve que l’analogie est pauvre. Simplement, cela représente un moyen pour certaines personnes handicapées de se déplacer, de bénéficier de plus d’autonomie et il n’y a vraiment rien qui puisse s’y comparer.

Certains groupes de personnes handicapées ont dénoncé cette mesure; il paraît qu’il y en a qui seraient même prêts à interpeller la Commission des droits de la personne s’il le faut et je leur souhaite merde. Mais la réalité est que la communauté est partagée. Sans doute le fait que la plupart des gens qui travaille dans le milieu et qui représente les intérêts des personnes handicapées n’est pas handicapé y est pour quelque chose…

Je ne me lancerai pas dans des longs argumentaires parce que, de toute manière, les chialeurs à l’origine de cette mesure discriminatoire s’en foutent et j’ai d’autre chose à faire que de perdre mon temps à essayer de convaincre des gens qui ne pigent pas. Mais je me permettrai de dire « tassez-vous calice au lieu de rester plantés là à nous dévisager ou à vous imaginer que vous êtes tout seul sur la planète ». Déjà ça, ça règlerait bien des problèmes.

Mais bon, si on se permet de limiter la vitesse à laquelle on peut se déplacer en fauteuil roulant, eh bien moi j’exige qu’on oblige les fabricants de vélos, skates, patin à roulettes et compagnie de limiter leur vitesse à 10 km/h. Car après tout, tout compte fait, ces « véhicules » sont beaucoup plus nuisibles à la santé de tous ces pauvres bipèdes.

Comme on dit en anglais, « fair is fair ».

PS. traduction googlienne de « tassez-vous calice »  : « pack your chalice ». Trop mourant.

PS2. Un article sur la question sur le blogue de Parole Citoyenne signé par Pierrot Péladeau qui explique infiniment mieux que moi la sournoise gravité de ce geste.

May 3, 2007

one of the many faces of disablism

Filed under: disability, disablism, handicap, society, société — catherine @ 1:57 pm

A very interesting post by ballastexistenz on a kind of disablism many persons with disabilities have to deal with. Drawing on some of her own experiences, she discusses more specifically how persons with cognitive or developmental disabilities are accused of being manipulative and/or considered impertinent by certain health-care professionals and she does an honest job of trying to figure out why this occurs, where it comes from.

Reading her post, I was reminded of the many times I was confronted with some of the situations she describes and that I vaguely touched upon in this post last year. And because I am at the core an idealistic fool, for the life of me I can not understand why, as a species and as a society, we have not gotten past this kind of stuff yet.